CENTRE SECUFER CERTIFIE IMMATRICULE 90754124700017 - NDA : 11930918993 - Voir notre certificat QUALIOPI

Les chiffres clés 2024 en bref (dernières données consolidées)

  • 40 accidents mortels sur les emprises ferroviaires, dont 2 par électrocution (SNCF Réseau)
  • 23 blessés graves sur les emprises, dont 2 par électrisation
  • 89 accidents aux passages à niveau : 20 décès, 10 blessés graves - plus bas niveau depuis 8 ans
  • 16 accidents mortels en gare et 8 blessés graves
  • ~27 000 événements de sécurité notifiés à l'EPSF par an, dont ~1 350 de gravité élevée
  • 56 accidents du travail pour 1 000 salariés dans le BTP, contre 34 tous secteurs (Assurance Maladie)

Combien d'accidents ferroviaires en France ? Combien de morts sur les voies ferrées ? Cette page rassemble les statistiques officielles de la sécurité ferroviaire française, issues exclusivement des publications de l'EPSF (Établissement Public de Sécurité Ferroviaire), de SNCF Réseau, de l'INRS et de l'Assurance Maladie. Chaque chiffre est daté et sourcé.

Ces données éclairent directement l'enjeu de la formation SECUFER : le décret n° 2017-694 a été conçu précisément pour prévenir les risques que ces statistiques mesurent - heurt par circulation, électrisation par caténaire, chute sur emprises.

Tableau de synthèse : l'accidentologie ferroviaire 2023 vs 2024

Indicateur20232024Tendance
Accidents aux passages à niveau12289En baisse (-27%)
Décès aux passages à niveau3020En baisse (-33%)
Blessés graves aux passages à niveau1310En baisse
Accidents mortels sur emprises (intrusions)-40Point noir persistant
Accidents mortels en gare-16-
Événements gravité ≥3 notifiés à l'EPSF-~1 350~5% du total notifié

Sources : SNCF Réseau (rapport annuel sécurité 2024, page accidentologie), EPSF (rapport d'activité 2024). Les données consolidées 2025 seront publiées par l'EPSF et SNCF Réseau au cours de l'année 2026 - cette page sera mise à jour dès leur parution.

Intrusions sur les emprises ferroviaires : le point noir de la sécurité

En 2024, SNCF Réseau a recensé 40 accidents mortels sur les emprises ferroviaires, dont 2 par électrocution, et 23 blessés graves, dont 2 par électrisation. La quasi-totalité de ces victimes sont des personnes non autorisées : piétons cherchant un raccourci, actes de malveillance (vol de câbles, vandalisme), défis dangereux (train surfing), personnes en errance.

SNCF Réseau identifie les intrusions comme le point noir persistant de la sécurité ferroviaire : malgré les campagnes de prévention, des personnes continuent de cheminer sur ou près des voies, s'exposant à trois risques mortels :

  • Le heurt : un train à 160 km/h parcourt 44 mètres par seconde et ne peut pas s'arrêter en moins de 800 à 1 200 mètres. Il est silencieux à l'approche.
  • L'électrisation : la caténaire est alimentée en 1 500 V (courant continu) ou 25 000 V (courant alternatif). Un arc électrique peut se former à distance, sans contact direct. Voir notre page zone 1 ferroviaire et habilitations KH0/KB0.
  • L'effet de souffle : le passage d'un train à grande vitesse crée une aspiration capable de déséquilibrer une personne située trop près de la voie. C'est la raison de la zone dangereuse de 1,50 m.

Le BEA-TT (Bureau d'Enquêtes sur les Accidents de Transport Terrestre) a consacré une étude spécifique aux accidents mortels par intrusion sur le domaine ferroviaire, qui confirme la prédominance de ce phénomène dans la mortalité ferroviaire française.

Passages à niveau : le plus bas niveau d'accidents depuis 8 ans

La France compte environ 15 000 passages à niveau sur le réseau ferré national. En 2024, l'accidentologie y a atteint son plus bas niveau depuis 8 ans :

  • 89 accidents (contre 122 en 2023, soit -27%)
  • 20 décès (contre 30 en 2023, soit -33%)
  • 10 blessés graves (contre 13 en 2023)

Donnée essentielle : 98% des accidents aux passages à niveau sont dus au non-respect du code de la route par les usagers routiers (franchissement de barrières fermées, contournement de chicanes, arrêt sur la voie). La défaillance technique ferroviaire est marginale dans cette accidentologie.

Accidents en gare : 16 décès en 2024

En 2024, les gares françaises ont enregistré 16 accidents mortels et 8 blessés graves. Les causes principales : chutes depuis les quais, traversées de voies hors passages aménagés, et heurts en bordure de quai. Les heurts de personnes (piétons, cyclistes) sont en baisse par rapport à 2023, mais restent dans la fourchette haute des 8 dernières années selon SNCF Réseau.

Les événements de sécurité recensés par l'EPSF

L'EPSF, autorité nationale de sécurité ferroviaire, centralise la notification de tous les événements de sécurité survenus sur le réseau. Son rapport d'activité 2024 donne la mesure du système de surveillance :

  • Environ 27 000 événements de sécurité notifiés par an par les exploitants ferroviaires
  • Les événements de gravité supérieure ou égale à 3 représentent environ 5% du total, soit près de 1 350 événements en 2024
  • Près de 300 événements HPG et HPA (haut potentiel de gravité / d'accident) ont fait l'objet d'une analyse approfondie
  • Plus de 250 000 événements déclarés au total depuis la mise en place de la nomenclature de classification

Ces événements couvrent tout le spectre : incidents d'exploitation, presque-accidents, défaillances techniques, erreurs humaines et manquements aux procédures. Ils alimentent les Indicateurs de Sécurité Communs (ISC) transmis à l'Agence de l'Union européenne pour les chemins de fer.

Accidents du travail : le BTP et les chantiers ferroviaires

Les intervenants sur emprises ferroviaires (pose de voie, caténaire, signalisation, génie civil) relèvent majoritairement du secteur BTP, dont l'accidentologie du travail est l'une des plus élevées de France selon l'Assurance Maladie :

  • 56 accidents du travail pour 1 000 salariés dans le BTP, contre une moyenne de 34 tous secteurs confondus
  • Le BTP concentre environ 18% des accidents du travail avec arrêt en France
  • En moyenne, 1 salarié du BTP sur 18 est victime d'un accident du travail chaque année
  • Causes principales : manutentions manuelles (44%) et chutes (31%) - les chutes provoquent plus d'1 décès sur 4 dans le secteur

L'INRS documente dans sa base EPICEA des accidents graves spécifiques au contexte ferroviaire et électrique, notamment des cas d'arcs électriques au contact d'ouvrages sous tension ayant causé des brûlures graves. Sur les chantiers ferroviaires, ces risques BTP classiques se cumulent avec les risques ferroviaires spécifiques : circulations, caténaires, engins rail-route.

Ce que ces chiffres impliquent pour les intervenants ferroviaires

La lecture croisée de ces statistiques fait apparaître un constat majeur : la quasi-totalité des décès ferroviaires concerne des personnes non formées et non autorisées (intrusions, usagers routiers aux passages à niveau). Les travailleurs habilités, formés et encadrés représentent une part très faible des victimes.

C'est précisément l'objet du dispositif réglementaire français :

Pour les employeurs, ces statistiques rappellent aussi l'enjeu de conformité : intervenir sans formation SECUFER expose l'entreprise à des sanctions pénales et à la mise en cause de sa responsabilité en cas d'accident.

Méthodologie et sources officielles

Tous les chiffres de cette page proviennent exclusivement de publications officielles, listées ci-dessous. Aucune donnée n'est estimée ou extrapolée par le Centre SECUFER. Les données consolidées 2025 seront intégrées dès leur publication par l'EPSF et SNCF Réseau courant 2026.

Questions fréquentes sur les accidents ferroviaires en France

Combien de morts sur les voies ferrées en France chaque année ?

En 2024 : 40 morts sur les emprises ferroviaires (intrusions), 20 aux passages à niveau et 16 en gare, soit environ 76 décès sur le périmètre du réseau ferré national. La grande majorité concerne des personnes non autorisées ou des usagers routiers, pas les travailleurs habilités.

Le train est-il un mode de transport dangereux ?

Non, c'est l'un des plus sûrs pour les voyageurs : le risque mortel y est très inférieur à celui de la route (l'accidentalité routière cause plus de 3 000 décès par an en France). Les victimes ferroviaires sont massivement des tiers : personnes en intrusion sur les voies et usagers de passages à niveau.

Quelle est la tendance des accidents aux passages à niveau ?

Nette amélioration : 89 accidents en 2024 contre 122 en 2023 (-27%), 20 décès contre 30 (-33%). C'est le plus bas niveau depuis 8 ans, fruit des programmes de suppression et d'automatisation des passages à niveau menés par SNCF Réseau.

Combien d'électrisations sur le réseau ferroviaire ?

En 2024, sur les emprises ferroviaires : 2 électrocutions mortelles et 2 électrisations avec blessures graves (source SNCF Réseau). La caténaire (1 500 V ou 25 000 V) peut former un arc électrique à distance, sans contact direct - c'est pourquoi les distances d'approche et les habilitations KH0/KB0 sont obligatoires.

Les statistiques 2025 sont-elles disponibles ?

Pas encore en données consolidées : l'EPSF et SNCF Réseau publient leurs bilans annuels au cours de l'année suivante. Le bilan 2025 est attendu courant 2026. Cette page sera mise à jour dès parution. Les dernières données complètes disponibles portent sur l'année 2024.

Les travailleurs ferroviaires sont-ils très exposés aux accidents ?

Les intervenants sur emprises cumulent les risques BTP (56 AT pour 1 000 salariés, contre 34 tous secteurs) et les risques ferroviaires spécifiques (heurt, électrisation, effet de souffle). Mais la formation obligatoire SECUFER, les EPI et l'encadrement par les procédures (AAE, annonce des circulations) maintiennent leur part dans la mortalité ferroviaire à un niveau très faible comparé aux intrusions.

Où consulter les rapports officiels complets ?

Sur securite-ferroviaire.fr (EPSF : rapport d'activité et statistiques nationales), sncf-reseau.com (rapport annuel sécurité et page accidentologie) et bea-tt.developpement-durable.gouv.fr (enquêtes techniques sur les accidents). Les liens directs figurent dans la section Méthodologie et sources de cette page.

Pourquoi la formation SECUFER est-elle liée à ces chiffres ?

Le décret 2017-694 a institué la formation SECUFER pour prévenir exactement les risques mesurés ici : heurt par circulation, électrisation, chute. La sous-représentation des travailleurs formés dans les statistiques de mortalité ferroviaire témoigne de l'efficacité du dispositif de formation obligatoire.

Intervenez en sécurité sur les emprises ferroviaires

Formation SECUFER obligatoire (décret 2017-694) : 7 h, 150 €, e-learning ou présentiel. Attestation sous 48 h, finançable OPCO.

Demander un devis gratuit

Ou appelez-nous : 09 70 70 29 40