
L'essentiel
- Le 5 novembre 2026, le conseil d'administration de SNCF Réseau a validé le lancement des deux appels d'offres de conception-réalisation de la LGV Bordeaux - Toulouse, désormais appelée LNSO (Ligne nouvelle du Sud-Ouest)
- Les appels à candidatures doivent être lancés d'ici la fin de l'année 2026. La mise en service est annoncée pour 2032 au plus tôt, avec Toulouse - Bordeaux en 1 h 05
- Aux deux extrémités, les travaux ont déjà commencé : au sud de Bordeaux (AFSB) et au nord de Toulouse (AFNT), sur des lignes où les trains circulent. Nouvelles coupures du 21 au 27 novembre
- Sur la ligne nouvelle, le risque ferroviaire apparaît aux raccordements avec le réseau existant, puis avec les trains de travaux et les essais
- Pour les entreprises du Sud-Ouest, c'est le moment de préparer leurs équipes, y compris à la formation SECUFER
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Épisode 15 du podcast du Centre SECUFER · 3 min 25
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Introduction
Animatrice : Bonjour et bienvenue dans le podcast du Centre SECUFER ADF, le podcast qui parle de sécurité sur les voies ferrées. Aujourd'hui, direction le Sud-Ouest : la ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse.
Intervenant : Un des plus grands chantiers ferroviaires de la décennie, qui vient de franchir une étape importante. Et pour les entreprises de la région, c'est maintenant que tout se prépare.
La décision du 5 novembre
Animatrice : Qu'est-ce qui s'est passé ?
Intervenant : Le jeudi cinq novembre, le conseil d'administration de SNCF Réseau a validé le lancement de deux appels d'offres de conception-réalisation. SNCF Réseau annonce les appels à candidatures avant la fin de l'année.
Animatrice : Deux marchés, sur quels tronçons ?
Intervenant : Le premier, entre Saint-Médard-d'Eyrans, au sud de Bordeaux, et Sainte-Colombe-en-Bruillois, dans le Lot-et-Garonne. Le second, entre Saint-Jory, au nord de Toulouse, et Sainte-Colombe-en-Bruillois. Les deux se rejoignent là.
Animatrice : Et pour les voyageurs ?
Intervenant : Une mise en service annoncée pour deux mille trente-deux au plus tôt. Toulouse-Bordeaux en une heure cinq, et Toulouse-Paris en trois heures dix, contre quatre heures et demie aujourd'hui. Le projet s'appelle maintenant la LNSO, la Ligne nouvelle du Sud-Ouest.
Les chantiers déjà en cours
Animatrice : Mais il y a déjà des travaux, non ?
Intervenant : Oui, à chaque extrémité de la future ligne. Au sud de Bordeaux et au nord de Toulouse, deux opérations d'aménagement sont en travaux depuis deux mille vingt-quatre, pour préparer les raccordements et faire passer plus de trains du quotidien.
Animatrice : Et ces travaux se font sur des lignes en service.
Intervenant : Exactement. Une partie se fait de nuit, entre deux trains. Et les grosses opérations se font pendant des coupures de plusieurs jours. Il y en a justement une du vingt et un au vingt-sept novembre, entre Toulouse et Montauban, et du vingt et un au vingt-six entre Bordeaux et Langon.
Quand apparaît le risque ferroviaire
Animatrice : Sur une ligne nouvelle, il n'y a pas de trains. Alors, où est le risque ferroviaire ?
Intervenant : Au début, c'est surtout du génie civil : terrassements, ouvrages d'art, viaducs, loin des trains. Mais partout où le tracé longe, franchit ou rejoint une ligne en service, les équipes travaillent près des circulations.
Animatrice : Et ensuite ?
Intervenant : Ensuite viennent la pose de la voie, de la caténaire et de la signalisation, avec des trains de travaux et des engins rail-route. Puis les essais, avec de vrais trains sur la ligne. À chaque étape, les salariés exposés doivent être formés avant d'intervenir, comme l'impose le décret deux mille dix-sept, six cent quatre-vingt-quatorze.
Animatrice : Donc on peut passer d'une zone sans train à une zone sous circulation très vite.
Intervenant : En quelques centaines de mètres, parfois. La règle doit être connue avant d'y arriver.
Les entreprises du Sud-Ouest
Animatrice : Qu'est-ce que ça change pour les entreprises de la région ?
Intervenant : Les deux grands marchés iront à de grands groupements, qui sous-traiteront une partie des travaux : terrassement, assainissement, réseaux, clôtures, espaces verts, topographie. Les entreprises régionales ont leur carte à jouer.
Animatrice : Avec quelles échéances en tête ?
Intervenant : Deux. Les grands travaux de génie civil sont attendus à partir de deux mille vingt-huit environ. Et le premier janvier deux mille vingt-huit, les nouvelles règles entrent en vigueur, avec une autorisation d'accès écrite délivrée par l'employeur après vérification de la formation. Les équipes de la ligne nouvelle travailleront sous ces règles.
Conclusion
Animatrice : Si on ne devait retenir qu'une seule chose ?
Intervenant : Ce grand chantier du Sud-Ouest se prépare maintenant. On suit les appels d'offres, on forme ses équipes avant d'intervenir, et on s'organise déjà pour les règles de deux mille vingt-huit.
Animatrice : Merci. Vous retrouverez l'article complet et ses sources dans le blog de notre site, centre secufer point f r. À bientôt !
C'est l'un des plus grands chantiers ferroviaires de la décennie en France. Le Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) entre dans une nouvelle phase : SNCF Réseau a donné son feu vert aux appels d'offres pour construire la ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse. Pour les voyageurs, l'horizon est 2032. Pour les entreprises de travaux et leurs salariés, c'est maintenant que tout se prépare, et la sécurité ferroviaire fait partie de cette préparation.
Ce qui a été décidé le 5 novembre
Le jeudi 5 novembre 2026, le conseil d'administration de SNCF Réseau a validé le lancement de deux appels d'offres. Le gestionnaire du réseau a précisé que « le lancement des deux appels à candidature interviendra d'ici la fin de l'année ».
| Élément | Ce qui a été annoncé |
|---|---|
| Marché Corea Ouest | Conception et réalisation de la ligne nouvelle entre Saint-Médard-d'Eyrans, au sud de Bordeaux, et Sainte-Colombe-en-Bruilhois (Lot-et-Garonne) |
| Marché Corea Est | Conception et réalisation de la ligne nouvelle entre Saint-Jory, au nord de Toulouse, et Sainte-Colombe-en-Bruilhois |
| Première phase | Lignes nouvelles Bordeaux - Toulouse et Bordeaux - Dax sur 327 km, plus les aménagements au sud de Bordeaux (AFSB) et au nord de Toulouse (AFNT) |
| Temps de trajet visés | Toulouse - Bordeaux en 1 h 05, Toulouse - Paris en 3 h 10 contre 4 h 30 aujourd'hui |
| Mise en service | 2032 au plus tôt |
| Financement | 40 % État, 40 % collectivités, 20 % Union européenne. Coût estimé à 14 milliards d'euros dans le plan de financement de 2022, régulièrement mis à jour |
| Maîtrise d'ouvrage | SNCF Réseau, qui fixe les exigences des futurs titulaires. Suivi des coûts et des délais par la Société du Grand Projet du Sud-Ouest (SGPSO), qui réunit les financeurs |
Des travaux de défrichement préparatoires sont autorisés depuis le 1er octobre. Ils ne marquent pas encore le début de la construction de la ligne elle-même.
Deux chantiers déjà en cours, sous circulation
La ligne nouvelle se raccordera au réseau existant aux deux bouts. Pour préparer ces raccordements et accueillir plus de trains du quotidien, deux opérations sont en travaux depuis 2024 :
- Les aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux (AFSB), sur la ligne Bordeaux - Langon, avec des travaux de voirie, de génie civil, de caténaires et de signalisation, notamment autour de la gare de Bègles ;
- Les aménagements ferroviaires au nord de Toulouse (AFNT), entre Toulouse et Castelnau-d'Estrétefonds, qui prévoient une quatrième voie jusqu'au triage de Saint-Jory et le doublement des voies au-delà, avec des haltes réaménagées.
Ces chantiers se déroulent sur des lignes où les trains circulent. Une partie se fait de nuit, entre deux circulations. Les opérations les plus lourdes se font pendant des coupures de plusieurs jours. Le document de présentation de la LNSO le résume ainsi : « Ces périodes sans train garantissent la sécurité des équipes et permettent de concentrer les travaux. »
| Opération | Prochaines coupures annoncées | Travaux prévus |
|---|---|---|
| AFSB (Bordeaux - Langon) | 21 au 26 novembre, puis 5 et 6 décembre | Voirie, génie civil, caténaires et signalisation, puis voirie en gare de Bègles |
| AFNT (Toulouse - Montauban) | 21 au 27 novembre, puis 5 et 6 décembre | Préparation de la mise en service du terminus partiel de Castelnau-d'Estrétefonds, travaux à Saint-Jory et Lespinasse, puis voirie et caténaires vers la route de Launaguet |
Avant ces coupures, des travaux de nuit ont lieu à Saint-Jory, généralement de 22 h à 5 h. Fin 2026, le terminus partiel de Castelnau-d'Estrétefonds et la halte de Launaguet doivent être mis en service. Nous avons détaillé les risques de ces coupures longues dans notre article sur les travaux SNCF du week-end.
Ligne nouvelle : quand apparaît le risque ferroviaire ?
Une ligne nouvelle ne se construit pas comme une rénovation. Pendant une bonne partie du chantier, aucun train ne roule sur le tracé. Le risque ferroviaire, celui lié aux circulations et aux installations électriques ferroviaires, n'est pourtant jamais loin :
- Le génie civil (terrassements, ouvrages d'art, viaducs) se fait en grande partie loin des trains. Mais partout où le tracé longe, franchit ou rejoint une ligne en service, les équipes travaillent à proximité de circulations ;
- Les raccordements au sud de Bordeaux et au nord de Toulouse se font, par définition, sur le réseau exploité ;
- La pose de la voie et des équipements (caténaire, signalisation) fait circuler des trains de travaux et des engins rail-route sur le chantier ;
- Les essais, avant la mise en service, font rouler des trains, parfois à grande vitesse, sur une ligne où des équipes interviennent encore.
À chacune de ces étapes, les salariés exposés au risque ferroviaire doivent avoir été formés avant d'intervenir, comme l'impose le décret n° 2017-694. Cette formation est couramment appelée SECUFER.
C'est un point que l'on rappelle en formation SECUFER : sur un grand chantier, on peut passer d'une zone sans aucun train à une zone sous circulation en quelques centaines de mètres. La règle doit être connue avant d'y arriver.
Entreprises du Sud-Ouest : se préparer maintenant
Les deux marchés de conception-réalisation seront attribués à de grands groupements, qui confieront ensuite une partie des travaux à des entreprises régionales : terrassement, assainissement, génie civil, réseaux, clôtures, espaces verts, topographie, électricité. Notre article sur les appels d'offres ferroviaires explique où suivre ces marchés, et la démarche pour devenir sous-traitant est détaillée à part.
Deux échéances sont à garder en tête :
- Le calendrier du chantier : les grands travaux de génie civil sont attendus à partir de 2028 environ, après l'attribution des marchés ;
- Le 1er janvier 2028 : entrée en vigueur du décret n° 2026-629, avec une autorisation d'accès écrite délivrée par l'employeur après vérification de la formation de chaque salarié.
Autrement dit, les équipes qui travailleront sur la LNSO le feront sous les règles de 2028. Former ses salariés, tenir un registre des formations et préparer les autorisations d'accès fait partie de la préparation d'une candidature sérieuse.
Le Centre SECUFER forme les salariés des deux régions, en e-learning ou en présentiel : voir nos pages SECUFER à Bordeaux et SECUFER à Toulouse.
Préparer ses équipes pour les chantiers de la LNSO
Pour une entreprise qui vise les marchés de la ligne nouvelle ou de ses aménagements :
- Suivre les consultations : Surveiller les appels à candidatures des deux marchés de conception-réalisation, puis les consultations des groupements titulaires pour la sous-traitance.
- Identifier les postes exposés : Repérer les salariés qui travailleront près d'une ligne en service, aux raccordements, avec des trains de travaux ou pendant les essais.
- Former avant d'intervenir : Faire suivre la formation à la sécurité ferroviaire (SECUFER) à chaque salarié exposé avant sa première intervention, intérimaires compris.
- Tenir un registre des formations : Conserver les attestations et les dates de formation de chaque salarié, pour répondre aux demandes du donneur d'ordre et aux contrôles.
- Préparer les autorisations d'accès de 2028 : Mettre en place le modèle d'autorisation d'accès écrite exigé à partir du 1er janvier 2028, après vérification de la formation.
- Intégrer la sécurité ferroviaire au dossier : Dans la réponse et le plan de prévention, montrer comment le risque ferroviaire est pris en compte : équipes formées, encadrement, coordination.
Points clés à retenir
- Le 5 novembre 2026, SNCF Réseau a validé le lancement des deux appels d'offres de conception-réalisation de la LGV Bordeaux - Toulouse (LNSO), annoncés d'ici la fin de l'année.
- Mise en service visée en 2032 au plus tôt : Toulouse - Bordeaux en 1 h 05.
- Au sud de Bordeaux et au nord de Toulouse, les travaux ont lieu sur des lignes en service, avec de nouvelles coupures du 21 au 27 novembre.
- Sur la ligne nouvelle, le risque ferroviaire apparaît aux raccordements, avec les trains de travaux et pendant les essais.
- Les chantiers se dérouleront sous les règles de 2028 : formation, autorisation d'accès écrite et traçabilité.
Questions fréquentes
Qu'a décidé SNCF Réseau le 5 novembre 2026 ?
Son conseil d'administration a validé le lancement de deux appels d'offres de conception-réalisation pour la LGV Bordeaux-Toulouse : Corea Ouest, de Saint-Médard-d'Eyrans à Sainte-Colombe-en-Bruilhois, et Corea Est, de Saint-Jory à Sainte-Colombe-en-Bruilhois. Les appels à candidatures sont annoncés d'ici la fin de l'année.
Quand la LGV Bordeaux-Toulouse sera-t-elle mise en service ?
La mise en service est annoncée pour 2032 au plus tôt. Toulouse - Bordeaux se fera alors en 1 h 05, et Toulouse - Paris en 3 h 10 contre 4 h 30 aujourd'hui.
Qu'est-ce que la LNSO ?
C'est le nom actuel des lignes nouvelles du Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) : Ligne nouvelle du Sud-Ouest. La première phase comprend Bordeaux - Toulouse et Bordeaux - Dax, sur 327 km, et les aménagements au sud de Bordeaux et au nord de Toulouse.
Des travaux ont-ils déjà commencé ?
Oui. Les aménagements au sud de Bordeaux (AFSB) et au nord de Toulouse (AFNT) sont en travaux depuis 2024, sur des lignes en service. Des défrichements préparatoires sont aussi autorisés depuis le 1er octobre 2026 sur le tracé.
Faut-il la formation SECUFER pour travailler sur une ligne nouvelle ?
Elle est obligatoire pour tout salarié exposé au risque ferroviaire. Sur une ligne nouvelle, ce risque apparaît près des lignes en service, aux raccordements, avec les trains de travaux et les engins rail-route, et pendant les essais.
Où se former à Bordeaux ou à Toulouse ?
Le Centre SECUFER propose la formation en e-learning, accessible partout, et en présentiel intra-entreprise dans vos locaux, notamment à Bordeaux et à Toulouse. L'attestation est délivrée sous 48 heures après la réussite du QCM.
Sources et références
- actu.fr - LGV Bordeaux-Toulouse : feu vert au lancement des appels d'offres pour le chantier (6 novembre 2026).
- LNSO - Site officiel de la Ligne nouvelle du Sud-Ouest, dont la fiche thématique d'avril 2026 sur les AFNT et les AFSB.
- Ville de Saint-Jory - Travaux AFNT.
- Rail Passion - AFNT : deux ans de chantier.
- Le Journal des Entreprises - LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax : les travaux avancent.
- Légifrance - Décret n° 2017-694 du 2 mai 2017.
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